• Parution le 9 janvier 2019
  • 416 pages
  • 21.50€

Le Paradoxe du bonheur

Par Aminatta Forna
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Claire Desserrey
  • Parution le 9 janvier 2019
  • 416 pages
  • 21.50€

Un soir de février, à Londres, un renard traverse un pont, une femme percute un passant. Elle est américaine, il est ghanéen. À partir de cet événement presque banal, Aminatta Forna tisse le long de la Tamise, à deux pas des monuments et des beaux quartiers, une succession de rencontres improbables entre ces deux personnages et des étrangers de l’ombre qui travaillent dans les arrière-cours des théâtres, les parkings ou les cuisines des palaces. Une communauté disparate d’exilés qui, sans se connaître, se mobilisent pour rechercher un petit garçon dont on a perdu la trace. Un roman sur la vie souterraine des grandes métropoles, sur la cohabitation entre les humains réunis par le hasard ou les guerres du monde, entre les hommes et les animaux sauvages. Un récit entrecroisé sur le bonheur qui, et c’est le moindre de ses paradoxes, est là où on ne l’attend pas et qui tient parfois à la présence d’un renard sur un pont, à Londres, un soir de février.

"J’ai de l’espoir", avait dit Komba. "J’ai de l’espoir." Il n’avait pas dit "Je suis heureux." C’était l’horizon qu’il donnait à son existence. Un autre aurait parlé de bonheur, mais pas lui. L’espoir était d’un ordre différent.

Aminatta Forna

Ils ont aimé

  • Aminatta Forna entrelace les histoires de ses personnages, le passé et le présent, dans et hors de l’histoire plus large de Londres qui, à l’instar des humains mais aussi des renards, devient un personnage à part entière. Elle parvient à nous les rendre si attachants : les renards, les gens et la ville. Un formidable roman.

    Salman Rushdie
  • Un des meilleurs romans que j’ai lus depuis un moment — intelligent, profond et poignant.

    Rabih Alameddine (Les Vies de papier, Prix Femina étranger)
  • Une grande réussite.

    Viet Thanh Nguyen (le Sympathisant, Prix Pulitzer)
  • Aminatta Forna nous offre un formidable portrait de la capitale britannique à travers des personnages attachants, surprenants, cette belle communauté des invisibles, ceux qui font fonctionner la ville et que l’on ne voit pas. Le Paradoxe du bonheur est aussi un roman sur notre société, notre besoin de tout maîtriser, de tout justifier, une réflexion autour de l’amour et de la perte, des relations compliquées entre l’homme et la nature et donc sur la violence et la compassion.

    Gaëlle Maindron, Librairie Livres in Room Page des Libraires
  • Un véritable hymne à la cohabitation entre les hommes, les animaux et la nature, qui permet de surmonter les difficultés et les obstacles de la vie. Vraiment SUPERBE !!!

    Valérie Librairie du Théâtre Zannini
  • Des animaux sauvages envahissent Londres, qu’arpentent des marginaux. L’écrivaine britannique s’interroge sur le bonheur et le lâcher-prise [...] Ainsi, quand le nouveau roman d’Aminatta Forna s’ouvre sur un renard qui se faufile entre les passants sur le Waterloo Bridge, le lecteur est invité à repenser la frontière entre espace sauvage et domestiqué. [...] "Qu'est-ce qu'une vie sans incident ? Est-ce possible ? Comment devenir humain autrement que dans l'adversité ?" Les personnages d’Aminatta Forna nous disent au contraire qu'on ne peut rien contrôler. Que le bonheur est dans le lâcher-prise, l'aventure et l'espoir.

    Gladys Marivat Le Monde des Livres
  • Le Paradoxe du bonheur est donc une excellente surprise, un livre d’une rare finesse dans lequel chaque mot a un sens, un livre qui mélange les émotions avec intelligence pour nous servir une histoire originale qui nous donne terriblement envie de retour voir Londres.

    Jean-Louis Zuccolini Blog Froggy's Delight
  • Un roman généreux, complètement maîtrisé par sa capacité à nous parler d’animaux, d’espaces ou d'émotions que l’homme veut contrôler, de capacité d'adaptation, de résilience sans jamais verser dans les bons sentiments. Un livre formidable.

    Clara LesMots Blog Clara et les mots
  • Nul besoin de carte pour déambuler en plein coeur de Londres, suivez les guides, ils vous enchanteront, et qui sait, peut être que le paradoxe du bonheur prendra tout son sens… (Être confronté à la dureté pour mieux recevoir le bonheur qui n’est pas acquis.) Destination « coup de coeur » assurée !!

    Eli Zabeth Blog Litté Lecture
  • Un ouvrage d’une grande richesse, plein de poésie, dans lequel je ne me suis pas ennuyée une seconde, bien que la mise en place ait pu me sembler un peu longue, des personnages très attachants, de vrais moments d’humour(lorsqu’Attila veut se nourrir, il ne fait pas semblant!), des liens humains et des qualités quelque peu oubliées, une certaine douceur. Un véritable coup de cœur pour un livre qui va rester tout près de moi.

    Chris Tine Blog Lire la nuit ou pas
  • La voilà la bonne surprise que j'attendais ! Un roman foisonnant, moderne et ambitieux. (…) Avec ce roman, j'ai retrouvé le même plaisir qu'avec les livres de William Boyd qui vous entrainent de façon très immersive dans un univers particulier et offrent un vrai regard sur le monde qui nous entoure. Une lecture dont on ressort un peu plus riche. Suivez le renard, c'est un vrai régal !

    Nicole Grundlinger Blog Mot pour Mot
  • C’est un livre sur l’irréductible et glorieuse confusion de l’humanité ; un livre empreint de douleur, de générosité et de joie. (…) Il n’est point question de nous « faire du bien », mais plutôt de nous faire ressentir tout.

    Times Literary Supplement
  • Insensiblement, sa prose nous saisit à la gorge, pour mieux resserrer sa prise. Un auteur de talent.

    The Independent
  • Avec Attila et Jean, Aminatta Forna tient deux personnages mémorables, et sa description des multiples visages de Londres fait de la ville une des figures centrales du roman. Il n’y a pas un « quelque part » unique, nous dit Forna, mais une superposition de « quelque part », que chacun de nous, peu importe d’où l’on vienne et combien de temps on reste, cherche à y voir une maison.

    The Observer
  • ‘Le traumatisme n’est pas une fatalité.’ Forna explore cette idée, à travers les cicatrices émotionnelles, la résilience et la douleur aussi bien que le pouvoir de guérison de l’amour, de l’amitié et de la communauté. Elle n’emprunte pas de ligne droite, elle oblique, sillonne, encercle ; elle approche l’idée selon des angles elliptiques, pour aboutir à des révélations d’une admirable clarté.

    The Sunday Times
  • Un roman qui propose un formidable sens du monde… Un cadeau.

    The Millions
  • Ce n’est pas un roman qui croit au bonheur. (…) Il montre qu’une société vulnérable, terrifiée par tout ce qu’elle ne peut pas contrôler, légitime la cruauté envers ceux qui ne sont pas d’ici - qu’il s’agisse d’animaux sauvages ou de migrants sans papier -, et dont la seule présence menace de défaire l’ordre et la paix. Une voie qui conduit à la violence collective, aux pogroms, aux bûchers.

    The Australian

À propos de l'auteur

AMINATTA FORNA est née à Glasgow d’une mère écossaise et d’un père sierra-léonais, et a grandi en Sierra Leone, puis en Thaïlande, en Iran et en Zambie. Ses romans voyagent aussi et ont été traduits dans 18 langues. Elle est l’auteur de quatre romans (dont Les jardins des femmes, Flammarion 2003). On lui doit aussi un documentaire, Africa Unmasked. Ses nouvelles et essais ont été publiés par Freeman’s, Granta, le Guardian, LitHub,  le New York Review of Books, l’Observer et Vogue. Elle enseigne aujourd’hui à l’Université de Georgetown, aux États-Unis.

 

(c) Photo Aminatta Forna – Nina Subin