• Parution le 9 octobre 2019
  • 272 pages
  • 21.50€

L’Écho du temps

Par Kevin Powers
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Carole d'Yvoire
  • Parution le 9 octobre 2019
  • 272 pages
  • 21.50€

GRAND PRIX DE LITTÉRATURE AMÉRICAINE 2019

« La violence est une forme originale d’intimité, elle l’a toujours été et le sera toujours. »

Leur destin s’est scellé sur les ruines de la Plantation Beauvais, aux abords de Richmond, en Virginie, puis les flammes ont brouillé leurs traces. Nul n’a jamais su ainsi ce qui est arrivé à Emily Reid Levallois. A-t-elle péri en 1865 dans l’incendie criminel de la plantation qu’elle a peut-être provoqué pour se débarrasser d’un mari tyrannique ? Ou s’est-elle réinventée une vie ailleurs, comme le prétend la rumeur ? Rawls et Nurse, esclaves en fuite, ont-ils disparu dans les marais de Great Dismal ? Et le vieux George Seldom réussira-t-il, bien des années plus tard, à démêler l’énigme de ses origines, lui qui a été trouvé, enfant, avec un simple mot épinglé sur la poitrine : « Prenez soin de moi. Je vous appartiens maintenant » ?

De la guerre de Sécession à l’Amérique contemporaine, Kevin Powers fouille l’histoire violente et déchirée de son pays à travers les vies de ces personnages emblématiques du Sud, tout en explorant cette question qui hante depuis toujours le cœur des hommes : quelle empreinte laissons-nous sur terre ?

On retrouve toute l’intensité émotionnelle, le réalisme brut et la précision poétique qui ont valu tant de louanges à son premier roman, Yellow Birds. Envoûtant, L’Écho du temps confirme la singularité et le talent de Kevin Powers.

Ténèbres sur ténèbres. La nuit avait un visage. Elle s’agenouilla sur sa poitrine. (…) Le monde se fit douleur. La douleur devint monde. Il fredonna une chanson impossible à reproduire.

Kevin Powers

Ils ont aimé

  • Entremêlant des vies du XIXe et du XXe siècle, Kevin Powers livre un roman dans lequel le passé fait écho aux enjeux les plus actuels de l’Amérique. Le style saisissant, la méditation sur la guerre et ses conséquences, qui ont valu tant de louanges à son premier roman, Yellow Birds, sont à l’œuvre dans L’Écho du temps. Un roman éblouissant.

    Ron Rash
  • Un tour de force. Kevin Powers signe un roman qui déploie toute la férocité, la complexité et la violence raciale du Sud.

    Philipp Meyer
  • Douloureuse et lyrique, une épopée en miniature, Powers a écrit un roman fait du terreau d’un autre temps qui parle intimement au nôtre.

    Elliot Ackerman
  • Formidable roman dont les différentes facettes se dévoilent tel un kaléidoscope où se rejoignent différentes époques, personnages, histoires du Sud des États-Unis. Violence et identité parcourent cet incroyable livre.

    Valérie Caffier - Librairie Le Divan (Paris)
  • Du grand roman américain.

    Christophe Gilquin - Librairie L’Atelier (Paris)
  • Époque et destins viennent se mêler pour dessiner une fresque grandiose avec la guerre de sécession en fil rouge, les personnages tentent de se frayer un chemin au travers des ruines, de la fureur et des pertes. Un roman superbe et terrible sur le Sud des États-Unis.

    Mathilde Guiraud & Jonathan Camus - Librairie Delamain (Paris)
  • Après le fabuleux Yellow birds, Kevin Powers est de retour avec un formidable roman arraché aux tourbillons de l’histoire. Entre les plaies jamais vraiment refermées de la Guerre de Sécession et les multiples fractures ouvertes jusqu’au désastre vietnamien, L’Écho du temps nous soulève et nous bouleverse au gré de cette histoire d’amour belle et désespérée , portée par une écriture poétique et sauvage.

    Pascal Thuot - Librairie Millepages (Vincennes)
  • On assiste impuissant aux drames qui s'accumulent, on a envie de hurler aux personnages de quitter leur terre tant que c'est encore possible. Mais l'argile retient si bien leurs pas que toute idée de fuite s'avère illusoire... Un grand roman américain.

    Aurélie Barlet - Librairie La Pléiade (Cagnes-sur-Mer)
  • De l'esclavage à la ségrégation, sous la plume immensément belle et immersive de Kevin Powers, découvrez cette histoire sublime , traversant deux époques, un très beau roman de l'Amérique déchirée, d'une grande poésie!

    Juliette Lecoeur - Librairie Montbarbon (Bourg-en-Bresse)
  • L'Écho du temps brille des mêmes qualités [que Yellow Birds], et met en scène le même contrepoint de la cruauté de l'H/histoire et de la fluidité des mots dans le contexte, cette-fois, de la violence raciale et de ses conséquences. L'inébranlable construction du roman, adroitement servie par le style et la maturité du poète donne à la lecture un écho durablement ému... Un très beau livre !

    Librairie Tropismes (Bruxelles)
  • Un récit choral sur fond de guerre civile. Les voix de ses personnages – esclaves, propriétaires, militaires et pillards des deux camps - nous racontent ce que c’est que tenter de vivre quand la mort, glorieuse ou absurde, est devenue la norme. Un traumatisme qui se lit encore dans les paysages et imprègne les mémoires des descendants lorsqu’en 1956 l’un d’eux tente de comprendre qui étaient l’homme et la femme qui l’ont fait naître au cœur de la bataille.

    Kathleen Evin France Inter - L'Humeur vagabonde
  • Révélé aux Etats-Unis en 2012 avec Yellow Birds, premier roman sur la guerre d’Irak, Kevin Powers (qui s’était engagé dans l’armée à 17 ans) a raté d’un cheveu le National Book Award. Au lieu de pleurer sur son sort, il a consacré les années qui ont suivi à écrire L’Écho du temps. Avec une sorte de continuité dans le propos : la guerre brise les hommes, les transforme en zombies, en machines à tuer, fait ressortir le pire en eux, et pourtant, quand elle s’achève, il faut continuer d’avancer, même avec la tête farcie d’images, de souvenirs horribles, avancer pour laisser une trace. Mais laquelle ? C’est la question.

    Bruno Corty Le Figaro Littéraire
  • L’écrivain évoque avec une sombre poésie la nature souillée de cendres et de sang, au lendemain des lynchages et des batailles. L’Écho du temps résonne de bruits de balles, de cris et de gémissements. Plus aucune illusion n’aveugle les bons comme les méchants et la paix des États désormais unifiés d’Amérique a une salle odeur de terre brûlée.

    Philippe Chevilley Les Échos
  • C’est encore l’histoire de l’Amérique, cette fois de sa guerre civile, que Kevin Powers explore avec une singularité poétique et convulsive. (…) S’attachant successivement aux uns et aux autres, et embrassant une période qui va des débuts de la guerre de Sécession à 1985, Kevin Powers pointe du doigt la complexité des relations humaines dans un lieu clos et symbolique. Mais son roman se déploie page après page pour autopsier un pays qui n’échappe pas à la violence et vit dans l’illusion qu’il pourrait s’améliorer. Or la vie, nous dit Kevin Powers à travers Emily, n’est qu’un éternel recommencement, et le pire est encore à venir.

    Christine Ferniot Télérama
  • Un nouveau tour de force. Kevin Powers prouve ici qu’il ne manque pas de souffle et qu’il est capable de naviguer dans le temps, entre bruit et fureur, de l’aube de la guerre de Sécession à l’Amérique contemporaine.

    Alexandre Fillon LiRE:
  • L’Amérique n’en finit pas de panser la plaie de sa blessure originelle, ce monstrueux contresens qu’a été l’esclavage sur la terre de La liberté. Mais nul, récemment, ne l’a sans doute mieux sondée que Kevin Powers, dans L’Écho du temps. Son livre est un jeu de miroirs brisés, d’échos plus ou moins douloureux.(…) Un écheveau narratif soigneusement tissé réunit tous ces personnages, mais, au-delà, il y a la langue de Kevin Powers, et ses fulgurances quasi visionnaires, et surtout, il y a cette éternelle, cette lancinante question : peut- on guérir de l’horreur de l’esclavage ? racheter, une bonne fois pour toute, le péché originel américain ?

    Damien Aubel Transfuge
  • Fulgurant et envoûtant à la fois, L’Echo du temps est une méditation sur l’esclavagisme, le racisme, la guerre, leur violence et ses conséquences sur les êtres, leurs corps et leurs âmes, et les futures générations. C’est aussi un roman historique et social resserré sur ce qui change d'une époque à l’autre et comment, mais également sur ce qui perdure et pourquoi. Entre héritage, domination, perte, amour, jalousie, vengeance ou révolte, Kevin Powers explore enfin la question de la possibilité de choisir ses modes de résistance face au déterminisme et à la fatalité.

    Jean-François Schwab Le Temps
  • Kevin Powers décrit un siècle vertigineux, ne se perd jamais dans le grand récit » de l’Amérique, à la fois intimiste et explorateur. Son premier roman accompagnait de jeunes militaires pendant la guerre en Irak, l’horreur des combats et la douleur du retour. L’Écho du temps évoque différemment une nation déchirée par son passé mais on y reconnaît la même précision du détail soutenue par une écriture poétique et intimiste.

    Christine Ferniot Site Onlalu.com
  • L’Écho du temps raisonnera dans votre tête longtemps après l’avoir refermé. Il raconte avec beaucoup de douceur l’horreur humaine. Traversé de temps à autre par un éclair de lumière (grâce surtout à des personnages secondaires dont le poids est aussi important que celui des personnages principaux), par des moments de grâce (comme celui où George rencontre les parents de son ancien collègue tué dans un accident de travail ou l’histoire d’amour de Lottie et Billy), le roman de Kevin Powers questionne la nature humaine. Puissant, dérangeant parfois, extrêmement beau.

    Monica Irimia - Librairie Mollat Site Nyctalopes.com
  • Les Editions Delcourt viennent de publier un roman de Kevin Powers, l’Echo du temps. Cet ouvrage remarquable nous entraine au cœur des événements qui ont bouleversé l’Amérique lors de la guerre de Sécession. Reconstituant la trame d’esclaves noirs de 1865 jusqu’en 1956, l’auteur explore cette Amérique déchirée, et plus particulièrement le Sud, par un conflit qui a perduré par-delà les années et qui est demeure malheureusement d’actualité. Fort d’un réalisme brut, Kevin Powers nous convie à découvrir des personnages malmenés par l’histoire où le destin s’est acharné avec violence. Dans un style mêlant réalisme et poésie, l’auteur sonde avec acuité la charge émotionnelle de ces personnages emblématiques.

    Laurent Schteiner Site lecturama.fr
  • Avec singularité et une belle part de lyrisme, Kevin Powers confirme son talent de conteur en nous offrant ce deuxième roman que je vous encourage à découvrir. Aussi envoûtant que déroutant, mais alors quel roman.

    Christelle Salvan Blog Dealer de Lignes
  • L’Écho du temps est un roman éblouissant sur une période charnière de l’histoire des États-Unis, traitée avec poésie et intelligence par un auteur qui confirme avec cet ouvrage des talents d’écriture que l’on avait commencé à appréhender avec Yellow Birds.

    Jean-Louis Zuccolini Blog Froggy's Delight
  • Au gré d’une construction complexe qui rappelle Faulkner, Powers entremêle adroitement ses fils narratifs grâce à de subtiles connexions qui viennent renforcer le thème du livre : l’effet continu du passé sur le présent. Un fantastique roman sur l’esclavage, la destruction, et les convulsions douloureuses de l’amour.

    Kirkus Review
  • Comme dans Yellow Birds, Powers décrit les actes les plus inhumains avec élégance, retenue et une absence rafraîchissante de sentimentalité. Ses phrases brèves et minutieuses confèrent une beauté perverse aux épisodes les plus brutaux du roman, et éclairent d’une émotion vive les épreuves de ses personnages... Powers offre aussi amour et grâce dans ces pages, et une prière pour la rédemption.

    The New York Times
  • L’Écho du temps confirme, s’il était besoin, que Kevin Powers est un auteur d’un rare talent.

    Financial Times
  • Qui a lu Yellow Birds ne sera aucunement surpris d’entendre ici que Powers est un sacré auteur. Son usage de la langue dans L’Écho du temps – inspiré sans doute par William Faulkner – n’est rien moins que brillant ; il entre en résonance avec ses personnages d’une manière vraiment authentique ; il explore leurs psychés avec une sensibilité peu commune.

    Michael Schaub NPR

À propos de l'auteur

 Kevin Powers est né à Richmond, en Virginie. À dix-sept ans, il s’engage dans l’armée et combat en Irak en 2004 et 2005. À son retour, il obtient une bourse d’étude en poésie à l’Université d’Austin, au Texas. Finaliste du National Book Award et traduit dans 23 pays, Yellow Birds (Stock, Livre de poche), son premier roman, a reçu de nombreux prix.

 

Photo auteur (c) Hannah Assouline – Editions Delcourt