• Parution le 4 septembre 2019
  • 284 pages
  • 20.50€

Un autre tambour

Par William Melvin Kelley
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Lisa Rosenbaum
  • Parution le 4 septembre 2019
  • 284 pages
  • 20.50€

Juin 1957. Sutton, petite ville tranquille d’un État imaginaire entre le Mississippi et l’Alabama. Un jeudi, Tucker Caliban, jeune fermier noir, répand du sel sur son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison et quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire de Sutton déserte la ville à son tour.

Quel sens donner à cet exode spontané ? Quelles conséquences pour la ville, soudain vidée d’un tiers de ses habitants ?
L’histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, des hommes et des femmes, libéraux ou conservateurs. En multipliant et en décalant les points de vue, Kelley pose de façon inédite (et incroyablement gon ée pour l’époque) la « question raciale ». Une histoire alternative, féroce et audacieuse, un roman choc, tant par sa qualité littéraire que par sa vision politique.

« Personne ne prétend que cette histoire est entièrement vraie. Ça a dû commencer comme ça, mais quelqu’un, ou des tas de gens, ont dû penser qu’ils pouvaient améliorer la vérité, et ils l’ont fait. Et c’est une bien meilleure histoire parce qu’elle est faite à moitié de mensonges. Il n'y a pas de bonnes histoires sans quelques mensonges. »

William Melvin Kelley

Ils ont aimé

  • Publié alors qu’il a 24 ans, [ce roman] lui vaut d’être comparé à une liste impressionnante de grands auteurs, dont William Faulkner, Isaac Bashevis Singer et James Baldwin. À l’instar d’Alvin Ailey et de James Earl Jones, on parle aussi de lui comme de l’un des plus talentueux artistes afro-américains de sa génération. (...) Un autre tambour est de ces premiers romans fort rares qui rendent l’œuvre à venir tout aussi inévitable qu’excitante.

    Kathryn Schulz The New Yorker
  • Un événement littéraire.

    BBC
  • Un autre tambour est à la hauteur de son ambition, aussi bien par son accomplissement littéraire que par la force de sa vision politique... Il est navrant de constater que, cinquante-cinq ans après, le roman de Kelley est tout aussi opportun qu’urgent, mais quel cadeau pour la littérature de l’avoir redécouvert.

    The Observer
  • Une incroyable redécouverte.

    Financial Times
  • Ce roman féroce et brillant est écrit avec autant de compassion que de rage. Un mythe qui colle à la réalité. [...] Puissant et intemporel.

    The Guardian
  • C’est un vrai écrivain du regard, affûté par la conviction que si on regarde avec attention assez longtemps, on finit toujours par comprendre. [...] Le roman de Kelley a beau relever du domaine de l’imaginaire, l’extraordinaire mouvement populaire qu’il décrit n’a jamais eu lieu, et n’aura probablement jamais lieu. Mais c’est une fable toujours aussi pertinente et puissante aujourd’hui.

    The Sunday Times
  • Kelley fait le choix délibéré de confier le récit à des narrateurs blancs – un éventail qui va de la brutalité au racisme assumé – pour donner plus d’impact aux combats de ses pairs. (...) Un autre tambour est l’histoire fascinante d’un homme qui, las des mots et des manœuvres politiques, prend une décision en apparence insensée aux yeux de la société.

    The Irish Times
  • Magnifique... Fourmillant d’observations sociales et psychologiques fulgurantes qui interpellent comme si elles avaient été écrites hier.

    Metro

À propos de l'auteur

Né à New York en 1937, WILLIAM MELVIN KELLEY a grandi dans le Bronx. Il a 24 ans lorsque paraît son premier roman, Un autre tambour, accueilli en triomphe par la critique. Comment ce jeune auteur, promis à une brillante carrière, a-t-il disparu de la scène littéraire ? Une décision consciente: la réponse est contenue dans son premier roman en quelque sorte. En 1966, il couvre le procès des assassins de Malcom X pour le Saturday Evening Post, ce qui éteint ses derniers rêves américains. Anéanti par le verdict, il regagne le Bronx par la West Side Highway, les yeux pleins de larmes et la peur au fond du cœur. Il ne peut se résoudre à écrire que le racisme a encore gagné pour un temps, pas maintenant qu’il est marié et père. Quand il atteint enfin le Bronx, sa décision est déjà prise, ils vont quitter la «Plantation», pour toujours peut-être. La famille part un temps pour Paris avant de s’installer en Jamaïque jusqu’en 1977. William Melvin Kelley est l’auteur de quatre romans dont Dem (paru au Castor Astral en 2003) et d’un recueil de nouvelles. En 1988, il écrit et produit le film Excavating Harlem in 2290 avec Steve Bull. Il a aussi contribué à The Beauty that I saw, un film composé à partir de son journal vidéo de Harlem qui a été projeté au Harlem International Film Festival en 2015. William Melvin Kelley est mort à New York, en 2017.

 

Photo auteur D.R.